Jean Cuisenier au prisme des fonds conservés aux Archives nationales

Pascal Riviale

Archives nationales (DECAS), EREA (LESC), IFEA

2020

Pour citer cet article

Riviale, Pascal, 2020. « Jean Cuisenier au prisme des fonds conservés aux Archives nationales », in Bérose - Encyclopédie internationale des histoires de l'anthropologie, Paris.

URL Bérose : article1812.html

Publié dans le cadre du dossier documentaire consacré à Jean Cuisenier, dirigé par Nicolas Adell (Université Jean-Jaurès, Toulouse) et Martine Segalen (Université Paris-Nanterre)

De 1968 à 1988, Jean Cuisenier a occupé les fonctions de conservateur en chef du Musée national des arts et traditions populaires. Les archives de cette institution, conservées aux Archives nationales depuis 2012, permettent de documenter avec une grande précision son rôle et son action à la tête de ce musée. Cette évocation du personnage au travers des fonds conservés aux Archives nationales est l’occasion de souligner la diversité et la complémentarité des sources inédites mobilisables pour reconstituer cette histoire.

Entre 2012 et 2014, alors que se déroulait le chantier préparant le déménagement des collections de l’ancien Musée national des arts et traditions populaires (MNATP) vers le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) à Marseille, la mission des archives du ministère de la Culture procédait au versement des archives de l’ancienne institution aux Archives nationales (AN), à Pierrefitte-sur-Seine. Parmi les différents versements constituant ce fonds, trois d’entre eux étaient plus spécifiquement identifiés comme correspondant apparemment aux papiers produits ou réunis par Jean Cuisenier dans le cadre de ses fonctions ou missions au sein de diverses institutions françaises et internationales. Mais au-delà de ces trois seuls versements, c’est plus largement l’ensemble des archives provenant du MNATP qui permettent de documenter en profondeur les activités scientifiques et administratives de Jean Cuisenier. Nous nous proposons d’en donner ici quelques exemples significatifs.

Les papiers Cuisenier recueillis au MNATP

Le premier de ces versements correspond aux archives de Jean Cuisenier en tant que directeur du Centre de sociologie européenne, papiers qu’il emporta avec lui lorsqu’il prit ses fonctions au MNATP. Hormis sa correspondance professionnelle (pour la période 1961-1967), on y trouve les matériaux de trois enquêtes. La première avait pour terrain le village normand de Saint-Georges d’Aunay : elle visait à construire un « modèle de comptabilité économique communale en milieu rural et reconstituer le système des relations familiales ». Une série d’entretiens avait été menée sur un échantillon de cinquante-quatre familles, associée à une analyse des comptes de chaque ménage ; cette enquête était doublée d’une étude démographique du village sur plusieurs siècles, reposant sur le dépouillement des actes d’état civil. Il s’agissait alors de l’une des toutes premières tentatives de traitement informatisé des données [1]. La deuxième étude portait sur la fréquentation touristique du littoral du Languedoc-Roussillon au milieu des années 1960. La troisième, réalisée en 1965, portait sur les structures de parenté dans leur rapport avec les systèmes économiques observés dans une quinzaine de villages de Yougoslavie [2]. Ce versement contient donc un grand nombre de questionnaires remplis, des fiches de relevés généalogiques, ainsi que des transcriptions d’entretiens menés par les enquêteurs. Ces journaux de terrain (avec la transcription des entretiens) sont particulièrement riches pour l’enquête effectuée en Normandie.

Les deux autres versements « Cuisenier » conservés aux Archives nationales contiennent les papiers qu’il a produits en tant que directeur du Musée national des arts et traditions populaires [3]. L’on y trouve également quantité de documents liés à des enquêtes qu’il a supervisées : des actions concertées dans le cadre de ses contrats avec la Délégation générale à la recherche scientifique et technique (« socio-économie du développement », 1963-1967, et « urbanisation », 1968-1973) ; une enquête sur « le patrimoine privé des Français actifs et retraités non-salariés » (menée en 1970 en collaboration avec l’Association Marc Bloch) ; une autre sur « le devenir socio-professionnel des mutants agricoles » (1971-1972) ; etc. [4]. En 1963 le conseil international des sciences sociales avait fondé à Vienne le centre européen de coordination de recherches et documentation en sciences sociales (dit « Centre de Vienne ») ; en 1978 Cuisenier (membre du centre) proposait, au nom du Centre d’ethnologie française (CEF), un projet d’enquête nationale intitulée « Pratique et transmission culturelle au sein de la famille » qui serait menée en 1979 dans le cadre des travaux du Centre de Vienne. Le versement 20130218 contient les questionnaires remplis ainsi que la transcription des entretiens [5]. Enfin, rappelons qu’en 1977 fut reprise une enquête initialement menée par le Centre de sociologie européenne entre 1965 et 1966. Les archives laissées par Cuisenier au MNATP contiennent la convention établie entre le CEF et le Centre de sociologie rurale et urbaine de Zagreb ainsi que les questionnaires remplis [6].

Ces deux versements nous renseignent, par ailleurs, sur les missions effectuées par Cuisenier (études, colloques, participation aux réunions du Centre de Vienne, etc.), ses activités d’enseignement et de direction de travaux universitaires, ses publications. Enfin, l’on y trouve deux gros dossiers relatifs à l’exposition « Hier pour demain » qui avait été organisée dans les Galeries nationales du Grand Palais en 1980. Le fait que l’on trouve ces deux dossiers dans ses archives personnelles semble indiquer que Cuisenier s’était tout particulièrement impliqué dans cette exposition, qui tenait à la fois du bilan historiographique et de la tribune médiatique autour de l’avenir du musée et de ses champs d’étude. Ces dossiers viennent compléter les dossiers de l’exposition que l’on trouve dans l’un des versements consacrés aux expositions organisées par le MNATP [7]. Sur un plan méthodologique, il est d’ailleurs intéressant de signaler que l’on peut trouver aux Archives nationales divers versements d’archives complémentaires sur cette exposition : outre les dossiers déjà mentionnés, on signalera les calques produits par les équipes du musée pour la scénographie (20130203/73 et 74 et 20130200/5) ; un dossier conservé dans les archives privées de Georges Henri Rivière (690AP/6) ; les dossiers de l’exposition constitués par la Réunion des musées nationaux en tant qu’organisateur officiel (20150160/314 à 316) ; et enfin les archives produites par les Galeries nationales du Grand Palais concernant les aspects plus techniques (20080681/75 et 20150350/224 à 226).

Au-delà de ces seuls trois versements directement associés à Jean Cuisenier, ce sont plus globalement l’ensemble des archives du MNATP qui permettent de documenter l’action de son directeur. Rappelons tout d’abord dans quelles circonstances advint sa nomination à la tête de cet établissement.

La succession de Georges Henri Rivière

Les archives d’Antoine Bernard, directeur du cabinet d’André Malraux nous renseignent précisément sur ce point. Début juin 1967 Jean Châtelain, directeur des musées de France, écrivait à Antoine Bernard afin de l’alerter sur la question de la succession de Georges Henri Rivière :

Je me permets de vous rappeler qu’un poste de conservateur en chef sera libéré à partir du 1er juillet prochain par suite de la mise à la retraite de M. Rivière. La question de nommer un chef de service à la tête du Musée national des arts et traditions populaires est donc d’une actualité immédiate […]. Actuellement nous avons deux candidats pour succéder à M. Rivière. L’un, Mlle Michèle Richet, sert avec beaucoup de dévouement depuis 26 ans au musées des Arts et traditions populaires où elle a gravi tous les échelons jusqu’au grade de conservateur ; elle est actuellement l’adjoint direct de M. Rivière qui voit en elle son successeur […]. L’autre, M. Cuisenier, est âgé de 40 ans ; il est agrégé de l’Université et Maître de recherches au Centre national de la recherche scientifique, où il collabore auprès de la section de sociologie et de démographie. Ses titres et ses travaux font l’objet de deux annexes ci-jointes. Ce fonctionnaire éminent me paraît être tout désigné pour diriger le musée national des Arts et traditions populaires, musée dont la vocation fondamentale est d’étudier les faits sociaux, les objets d’art populaire n’étant que les témoins, parmi d’autres éléments, illustrant les dits faits. La notoriété de M. Cuisenier dans le domaine de la sociologie me paraît faire de lui l’un des meilleurs candidats qui puisse se révéler à l’extérieur des musées nationaux. [8]

En dépit de la plus grande complexité administrative de la candidature de Cuisenier (qui était soulignée dans cette même note), c’est bien lui qui fut choisi par le ministère, comme l’indique cette note de Bernard à Châtelain :

Conformément aux conclusions de notre conversation du 30 juin dernier, vous chargez Mlle Richet de l’intérim de la conservation en chef du musée et vous demandez à M. Cuisenier, tout en le pressentant pour assurer la direction du musée de nous faire un rapport sur la manière dont il conçoit l’achèvement des travaux, l’organisation et la gestion du musée des arts et traditions populaires dans ses nouveaux locaux du Bois [9].

Cuisenier organisa alors très vite une série d’entretiens avec le personnel du musée. Le dossier professionnel de Michèle Richet provenant des archives du MNATP en offre un exemple avec la synthèse qu’elle adressa au futur directeur début septembre [10]. Il semblerait que le fonds Cuisenier conservé à la Bibliothèque nationale de France contienne un ensemble bien plus conséquent de ces comptes rendus d’entretiens [11].

Ce n’est que l’année suivante (le 30 mai 1968) qu’il fut nommé à la tête du MNATP, d’abord pour une durée de deux ans [12]. Il y restera jusqu’en 1987. Outre le possible prestige de ses titres et travaux, la préférence donnée au sociologue est peut-être due au fait qu’il incarnait aux yeux du ministère une rupture souhaitée d’avec le « style GHR » [13] (auquel Michèle Richet – la candidate « maison » – aurait été assimilée) ? Le profil de ce chercheur laissait sans doute augurer une approche plus moderne, plus « scientifique » du domaine de compétence couvert par le musée. Jean Cuisenier s’attacha donc à prendre très vite ses marques en tant que nouveau directeur du MNATP. La lecture des chronos des courriers au départ de l’institution offre à ce titre une plongée fascinante dans les activités du musée au jour le jour. Prenons ici quelques exemples pour la seule année 1968. On observe ainsi Cuisenier s’atteler à l’achèvement du chantier du nouveau siège. Comme avec cette note adressée à l’architecte Jean Dubuisson :

À la suite de diverses tournées que j’ai été amené à faire au nouveau siège du musée, j’ai pu constater l’activité des chantiers et examiner l’état d’avancement des travaux. Afin de prévenir des réserves à la réception, j’attire votre attention sur deux difficultés auxquelles vous ne manquerez pas, j’en suis sûr, de trouver une solution […] [14].

Ce fut sans doute l’un des défis majeurs de Jean Cuisenier en acceptant ce poste : assumer l’achèvement d’un long chantier auquel il n’avait pas vraiment pris part. Deux versements d’archives du MNATP [15] concernent tout particulièrement les travaux de conception puis d’aménagement du nouveau siège du Bois de Boulogne, et l’on peut y sentir l’ombre portée de Georges Henri Rivière qui en fut le principal concepteur. D’ailleurs, on constate au travers des notes et des convocations à des réunions que même après son départ du musée, Rivière continua d’être régulièrement sollicité pour participer aux réunions de travail.

Conscient de la faiblesse chronique du musée en matière de ressources humaines, l’on peut voir également au travers des notes adressées par Cuisenier à la Direction des musées de France ses efforts afin d’obtenir du personnel administratif et de surveillance. Il écrit ainsi à la fin de l’année 1968 à la DMF en priant le service concerné « d’examiner avec bienveillance les demandes de mutation qui pourraient être formulées par des agents de surveillance du Louvre vers les ATP » [16].

Il se devait aussi de veiller à l’accroissement des collections du musée ; il endossait là également une fonction à laquelle il n’était sûrement préparé. On le voit donc au travers de certains de ces courriers accueillir avec intérêt les propositions qui pouvaient lui être faites par correspondance. Par exemple, en octobre 1968 il accusait réception d’un biniou envoyé par une dame de Lorient et lui en proposait l’acquisition. Deux semaines plus tard, un accord étant trouvé sur le montant de l’achat, il fit envoyer un chèque à la propriétaire. À la fin de cette même année c’est une longue liste de propositions d’acquisitions qu’il soumit au comité consultatif des musées nationaux qui devait se tenir au début de l’année suivante [17].

Il s’attacha également dès son arrivée à la tête de l’institution à développer le réseau de relations nationales et internationales. Là aussi, le chrono des courriers illustre la multiplicité des contacts pris : réponses à des chercheurs envoyant ou sollicitant des publications, à d’autres souhaitant nouer des liens avec le musée, ou bien mise en place de relations ou de partenariats avec diverses institutions, etc. Avant même la création du musée (en 1937) ‒ bénéficiant en cela de son expérience passée au musée d’ethnographie du Trocadéro auprès de Paul Rivet –, Georges Henri Rivière avait saisi tout l’intérêt d’un tel réseau de correspondants, en vue de collecter des données à distance, d’échanger idées et informations ou d’accroître les collections du musée. Cette pratique perdura tout naturellement sous la houlette de Cuisenier. Les archives du MNATP étaient particulièrement bien classées, du fait même de leur utilité pour les conservateurs et les chercheurs attachés à l’institution. On ne s’étonnera donc pas de retrouver au sein de ce fonds d’archives un versement constitué de dossiers documentaires classés par institution (associations, musées, centres de recherche, etc.), reflet de ce réseau constitué au fil des années [18].

Informatisation et nouvelles problématiques au MNATP

Enfin, ces correspondances illustrent une facette plus novatrice pour le musée que l’on doit à Jean Cuisenier. Dès sa prise de direction il envisagea d’accueillir dans ses murs un ordinateur, ce qui permettrait de propulser le musée vers l’avenir. Nous avons vu plus haut comment dès 1963 Cuisenier avait entrepris de travailler à un traitement automatisé des données collectées dans le cadre des enquêtes menées par le Centre de sociologie européenne. L’ouverture d’un nouveau bâtiment pour le MNATP était l’occasion de poursuivre ce genre de projets dans un nouveau cadre et avec de nouvelles perspectives. Il écrivait ainsi à l’un de ses correspondants, directeur de l’Institut Blaise Pascal, pour lui annoncer la prochaine installation au nouveau siège d’une de ces nouvelles machines :

[…] un terminal actif IBM 1331 [...] entrera en service en juin 1969 […], je serai donc amené à recourir comme par le passé aux concours de l’Institut Blaise Pascal. Pour faciliter ces concours et coordonner les travaux des chercheurs du laboratoire, j’ai créé à compter du 1er octobre 1968, un service de calcul et d’automatique documentaire […] [19].

La location et l’entretien d’une telle machine étaient extrêmement couteux. On le voit donc, au travers des archives de l’administration générale du musée, écrire à la Direction des musées de France, au CNRS et à l’Association Marc Bloch pour obtenir les fonds nécessaires et justifier les dépenses, faire les démarches pour établir une liaison technique avec le centre de calcul basé à Orsay, négocier avec la maison IBM France pour l’installation d’un terminal au musée (qui ne semble pas avoir été effective avant la fin de l’année 1970), la recherche de partenaires afin de réduire les frais d’exploitation [20]. En octobre 1968 Cuisenier écrivait à M. Delarozière, secrétaire général de la commission de l’inventaire des monuments historiques :

J’ai bien pris note qu’un premier volume [de l’inventaire général des monuments historiques] sortira fin 1968 et que vous envisagez de recourir aux techniques de l’automatique documentaire avec le concours de M. Gardin. Le délai de 10 à 15 ans pour le codage n’est évidemment pas surprenant. Je m’attends moi-même à devoir mettre un temps analogue pour indexer sur fiches objets et documents du musée [21].

Le rapport d’activité pour 1984 montre que si le travail de saisie des collections avait bien avancé, il était encore loin d’être achevé : les projets pour 1985 stipulaient la poursuite de la saisie des fiches objets, une pré-étude en cours visant à automatiser la collection de 65 000 phonogrammes de la phonothèque, ainsi que la saisie des cahiers d’inventaire [22].

Tandis que l’informatisation du musée se développait, les activités de recherche se poursuivaient et s’étendaient à l’international [23] – nous en avons vu un exemple avec la Yougoslavie – et les problématiques se diversifiaient. Cuisenier s’attacha cependant également à valoriser des études nettement plus anciennes, telles que les enquêtes sur l’architecture rurale entreprises sous l’Occupation en tant que chantier intellectuel puis reprises après la guerre, toujours sous la direction du MNATP. Les archives de ces enquêtes sont en grande partie conservées aux AN. Plusieurs cartons de cet ensemble correspondent au projet de publication de ces matériaux patrimoniaux, lancé dans les années 1970, sous la direction de Jean Cuisenier. Ces archives rendent compte des efforts considérables déployés par celui-ci afin de porter le projet à son terme [24]. Après avoir obtenu l’appui du CNRS, on le voit ainsi écrire aux directions régionales pour tenter d’obtenir des soutiens financiers, puis établir des conventions avec divers partenaires. Dans le même temps un travail de collecte d’informations pour l’actualisation des données était effectué. Finalement, un premier volume (consacré à la Savoie et au Dauphiné) vit le jour en 1976. En tout dix-huit volumes furent publiés entre 1977 et 1984 par l’éditeur Berger-Levrault.

On constatera au terme de cette présentation des fonds conservés aux AN que de très nombreux versements d’archives permettent de documenter les activités scientifiques, pédagogiques, administratives et managériales de Jean Cuisenier. En effet, ce sont près de soixante-dix versements d’archives qui ont été effectués aux Archives nationales par le MuCEM avant son déménagement à Marseille. Nombre d’entre eux peuvent être mobilisés pour documenter l’action de Cuisenier en tant que directeur du MNATP, ce bien au-delà des seuls versements considérés comme constituant un « fonds Cuisenier » aux AN. C’est à la fois la complexité et tout l’intérêt scientifique d’un usage combiné de fonds d’archives ; certains d’entre eux se trouvant a priori hors du cadre défini par un sujet donné, mais se révélant en définitive tout aussi utile pour le traiter.




[1Dont on trouve d’ailleurs quelques témoignages dans ce versement, avec par exemple des échanges avec Jean-Claude Gardin en 1964 (20110426/1). L’inventaire de ce versement (qui comprend environ 45 cartons) n’est pas encore accessible dans notre Salle des inventaires virtuelle.

[2Il est d’ailleurs à signaler que cette enquête fut reprise en 1977 par le Centre d’ethnologie française, à l’instigation de Cuisenier, afin d’en actualiser les données. Les questionnaires remplis au cours de cette deuxième campagne se trouvent pour partie dans ce versement 20110426, tandis que le reste des archives (organisation et questionnaires) est à rechercher sous les cotes 20140503/70 à 81.

[320130218/1-20130218/50 : archives de Jean Cuisenier en tant que directeur du Centre d’ethnologie française ; 20140503/1-20140503/83 : archives de Jean Cuisenier en tant que directeur du MNATP.

[4Voir notamment les articles 201302018/4 à 7.

[5La réalisation de l’enquête avait été confiée à un cabinet d’études (SEDEC) . Le questionnaire comportait un questionnaire « parents » et un questionnaire « enfants » ; l’enquête fut menée en terrain rural et en terrain urbain. Voir les articles 20130218/27 à 35.

[6Voir les articles 20110426/33 à 39 ; 20130218/9 et 20140503/70 à 81.

[720120397/199 à 205. Ces dossiers de l’exposition « Hier pour demain » sont d’autant plus intéressants que l’on peut y percevoir l’évolution et les enjeux du projet et la participation des divers intervenants. D’une manière plus générale, il convient de souligner que tous les dossiers des expositions provenant du musée et versés aux AN sont remarquablement bien classés et d’une grande richesse documentaire. Outre les dossiers proprement dits (répartis sur trois versements), on trouvera aussi aux AN des plans d’expositions, des projets de scénographies, du matériel pédagogique et quasiment toutes les affiches. Pour avoir un aperçu de l’ensemble des versements d’archives du MNATP conservés aux AN, voir le guide des sources accessible en ligne sur notre site : https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?formCaller=GENERALISTE&irId=FRAN_IR_057991&gotoArchivesNums=false&defaultResultPerPage=&frontIr=&optionFullText=&fullText=&udId=&consIr=&details=false&page=&auSeinIR=false. Les inventaires de quasiment tous ces versements sont aussi accessibles en ligne dans la Salle des inventaires virtuelle sur notre site internet : http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/

[819950514/14 : note de Jean Châtelain à Antoine Bernard (7 juin 1967).

[919950514/14 : note d’Antoine Bernard à Jean Châtelain (3 juillet 1967).

[1020130147/156, dossier Richet : « Observations sur l’avenir du Musée des arts et traditions populaires rédigées par Michèle Richet, conservateur au musée Atp, actuellement chargée de l’intérim, à la demande de M. Jean Cuisenier, Maître de recherches au CNRS, chargé par le Ministre des Affaires culturelles d’une étude sur l’avenir du musée » (1er septembre 1967).

[11Ce fonds est conservé à la BnF sous la cote naf 28 542. Je remercie François Gasnault pour cette communication personnelle.

[12Son arrêté de nomination est conservé aux Archives nationales dans son dossier professionnel de la Direction des musées de France : 20150497/331, dossier 1467. À signaler que son dossier original de carrière est toujours conservé par le CNRS à Gif-sur-Yvette.

[13Le dossier « MNATP » présent dans les papiers d’Antoine Bernard (19950514/14 ) comporte diverses pièces illustrant l’agacement du ministère – notamment à la Direction de l’architecture – provoqué par le grand retard pris dans l’achèvement du nouveau siège du musée.

[1420120190/1 : Note de Cuisenier à Dubuisson (17 octobre 1968).

[15Il s’agit des versements 20130201/1-20130201/69 et 20130630/1-20130630/41.

[1620120190/1 : Note de Cuisenier à la Direction des musées de France (11 décembre 1968).

[1720120190/1 : note de Cuisenier au Directeur des musées de France (31 décembre 1968). Il est à noter que les procès-verbaux du comité consultatif ainsi que ceux du Conseil des musées nationaux sont conservés aux Archives nationales dans le versement 20150157. Ces PV ont été en grande partie numérisés ; ils sont en ligne sur notre site pour toute la partie librement communicable. Les PV ultérieurs à 1969 sont soumis à dérogation.

[18Il s’agit du versement 20130147/1-20130147/229 : archives des ressources documentaires et activités scientifiques du musée (1908-2011).

[1920120190/14 : lettre de Cuisenier à M. Dangé. Dans un autre courrier du même jour à M. Dangé, Cuisenier évoquait le « traitement automatique des données pertinentes pour la reconstitution des généalogies ». Cet organisme était un laboratoire de calcul du CNRS créé en 1946 ; ce fut l’un des principaux centres de développement du traitement informatique des données scientifiques. En 1969 il fut scindé en quatre laboratoires, dont l’un fut dirigé par Claude-François Picard, un interlocuteur privilégié de Cuisenier selon ce que l’on peut observer dans les sources d’archives. Les Archives nationales conservent d’ailleurs un versement de l’IBP correspondant à cette période (19780361/1-19780361 /34).

[2020140240/30 : archives de l’administration générale du MNATP ; équipement en matériel et en informatique (1968-1971).

[2120120190/1 : lettre de Cuisenier à Delarozière (26 octobre 1968).

[2220140240/30 : bilan des activités pour 1984.

[23À signaler aussi parmi les documents d’archives versés aux AN une vingtaine de tirages couleurs de photographies (20130223/4) et une vingtaine de calques (20130202/11) produits à l’occasion d’un terrain effectué en Roumanie par Jean Cuisenier dans les années 1970.

[2420130277/76-20130277/112 : projet « Corpus de l’architecture rurale ». Les originaux des monographies sont conservés sous les cotes 20130277/3 à 75 ; des calques, tirages photographiques et cartes géographiques produits ou collectés dans le cadre de cette publication se trouvent quant à eux sous la cote 20130202/17.