De « Frobénide » à directeur du Musée d’ethnologie de Munich : vie et œuvre d’Andreas Lommel

Gisela Stappert

Frobenius-Institut für kulturanthropologische Forschung an der Goethe-Universität Frankfurt

2021

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Pour citer cet article

Stappert, Gisela, 2021. « De “Frobénide” à directeur du Musée d’ethnologie de Munich : vie et œuvre d’Andreas Lommel », in Bérose - Encyclopédie internationale des histoires de l'anthropologie, Paris.

URL Bérose : article2261.html

Publié dans le cadre du thème de recherche « Histoire de l’anthropologie et des ethnologies allemandes et autrichiennes », dirigé par Laurent Dedryvère (EILA, Université de Paris, site Paris-Diderot), Jean-Louis Georget (Sorbonne Nouvelle, Paris), Hélène Ivanoff (Institut Frobenius, recherches en anthropologie culturelle, Francfort-sur-le-Main), Isabelle Kalinowski (CNRS,Laboratoire Pays germaniques UMR 8547, Ecole Normale Supérieure, Paris) Richard Kuba (Institut Frobenius, recherches en anthropologie culturelle, Francfort-sur-le-Main) et Céline Trautmann-Waller (Université Sorbonne nouvelle-Paris 3/IUF).

Historien de l’art oriental devenu ethnologue et archéologue, Andreas Lommel (1912–2005) fait partie du cercle de collaborateurs du légendaire et controversé Leo Frobenius, les Frobénides. Son expérience de terrain à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, tout en gardant l’art rupestre Australien pour priorité, révèle sa sensibilité vis-à-vis des populations aborigènes. C’est à la fin des années 1940 que Lommel obtient son premier poste au musée d’ethnologie de Munich, dont il deviendra le directeur et reconstructeur après-guerre, avec sa femme Katharina Marr. Lommel marquera à jamais l’histoire de l’ethnologie pour avoir été un des premiers à reconnaître et apporter de la considération à la création artistique extra-européenne, aux objets artisanaux, dessins et œuvres plastiques de créateurs africains, asiatiques, sud-américains et océaniens ainsi qu’à l’art rupestre des aborigènes australiens et à les avoir présentés au public sous la forme d’expositions complexes et plurielles.

Un parcours singulier

Fils du sculpteur et médailliste Friedrich Paul Eugen Lommel (1883–1967) et neveu du chercheur en sciences des religions Herman Lommel (1885–1968), lui-même un proche du légendaire ethnologue et explorateur Leo Frobenius (1873–1938) [1], Andreas Lommel a certes montré très tôt un grand intérêt pour les expéditions et écrits ethnologiques, ce qui en fit un habitué de la bibliothèque du Musée d’ethnologie de Munich [2]. En 1933, il commença pourtant des études d’histoire de l’art à l’Université Louis-et-Maximilien, se tournant plus particulièrement vers l’Asie de l’Est avant de finalement se réorienter vers l’ethnologie et la préhistoire. Ainsi, il assista aux séminaires des professeurs Ernst Heinrich Buschor (1886–1961), Hugo Ludwig Kehrer (1876–1967), Georg Maximilian Wilhelm Pinder (1878–1947), Hans Zeiss (1895–1944) et de l’indologue Lucian Scherman (1864–1946 ), alors directeur du Musée d’ethnologie de Munich, ainsi qu’à ceux de son successeur, Heinrich Ubbelohde-Doering (1889–1972), spécialiste des anciennes civilisations du continent américain. Andreas Lommel fit également un stage au musée sous l’autorité de Ludwig Bachhofer (1894–1976).

Au vu du durcissement de la situation politique dans les années 1930, le professeur L. Scherman ayant été placé en retraite anticipée par les nationaux-socialistes et L. Bachhofer ayant émigré aux États-Unis accompagné de sa femme juive, Lommel décida de se rendre à Francfort. En 1935, il alla trouver Leo Frobenius, dont il connaissait les ouvrages et admirait depuis longtemps les recherches sur l’art rupestre. Bientôt, l’ethnologue et futur successeur de Frobenius, Adolf E. Jensen (1899–1965), le germaniste et professeur de philologie latine du Moyen-Âge Hennig Brinkmann (1901–2000) ainsi que le spécialiste d’études japonaises Junya Kitayama (1902–1962) comptèrent parmi ses enseignants. Dans ses mémoires, Lommel évoque en ces termes cette décision : « Mon départ pour Francfort fut une bénédiction. » [3]

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Fig. 1

Andreas Lommel, Munja Station, Australie, 1938.

Frobenius Institut, FoA-22-KB33-07_cFI

Andreas Lommel fut admis par Frobenius au sein du Doorner Arbeitsgemeinschaft, un groupe de travail fondé en 1925 par l’empereur exilé Guillaume II, et qui visait à favoriser les échanges scientifiques et interdisciplinaires. Les rencontres du groupe auxquelles participaient de grands noms de la philologie classique tels que Walter Friedrich Otto (1874–1958) et Karl Reinhardt (1886–1958), le philologue hongrois et spécialiste en sciences des religions Karl Kerényi (1897–1973), l’archéologue hollandais et professeur de philologie grecque Carel Willem Vollgraff (1876–1967), le spécialiste de l’Antiquité et d’histoire ancienne Franz Altheim (1898–1976), le germaniste Hans Naumann (1886–1951), le spécialiste d’histoire de l’art et archéologue Friedrich Sarre (1865–1945) ainsi que les collaborateurs de Frobenius A. Jensen, Ewald Volhard (1900–1945) et Hans Rhotert (1900–1991), avaient généralement lieu en Hollande, lieu d’exil de l’empereur Guillaume II, destitué après la défaite allemande lors de la Première Guerre mondiale [4]. Lommel termina ses études à Francfort en 1937, avec une thèse sur les mythes d’Asie de l’Est intitulée « Le serpent et le dragon en Indochine et en Indonésie », publiée en 1939. À l’automne de la même année, Frobenius le nomma assistant de recherche et l’envoya en mission avec les dessinatrices Agnes Susanne Schulz (1892–1973) [5] et Gerta Kleist (1911–1998), afin d’intégrer une expédition dirigée par Helmut Petri (1907–1986) en Australie [6].

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Fig. 2

Andreas Lommel à la machine à écrire avec les dessinatrices Gerta Kleist et Agnes Schulz dans l’entrepôt de l’expédition, Port Hedland, Australien, April 1938.

Frobenius-Institut, Fotoarchiv, FoA 22–0023.

Dans ses mémoires, Andreas Lommel se souvient : « Un jour, Frobenius me fit appeler. Il me demanda à ma grande surprise : ‘Mon fils, que sais-tu de l’Australie ?’ Je lui répondis : ‘Rien, Monsieur le conseiller privé.’ ‘Alors il est temps que tu en apprennes quelque chose’, dit-il : ‘Je t’y envoie, d’accord ?’ ‘Entendu, Monsieur le conseiller privé.’ [7] » C’est ainsi qu’A. Lommel modifia fondamentalement l’orientation à la fois régionale et thématique des études et axes de recherche qu’il avait poursuivis jusque-là. Dès lors, il se concentra sur l’art rupestre des aborigènes du Nord-Ouest australien, en particulier celui des Unambal. Avec l’aide de traducteurs locaux, Lommel consigna, à l’instar de Frobenius en Afrique, les mythes et poèmes des autochtones tels que le poète Alan Balbunga, dont les œuvres étaient présentées surtout de nuit, par des groupes de danse et des chœurs [8]. Ce fut lors d’une de ces manifestations que l’ethnologue fit la connaissance de Ngarinyin David Mowaljarlai (1925–1997), alors âgé d’environ douze ans, qui deviendrait par la suite un poète et homme politique célèbre et avec lequel Lommel resterait lié toute sa vie [9].

Andreas Lommel fut autorisé à assister et même à photographier le culte Kurángara des Unambal. Il s’agissait d’un culte secret réunissant des hommes d’un certain âge qui devait les aider à mieux se repérer dans le monde des Blancs, c’est-à-dire à s’y intégrer [10]. En 1939, l’équipe de l’expédition rentra ainsi à Francfort munie de données textuelles et photographiques nombreuses et remarquables. Notons toutefois qu’à cause de la guerre, leur traitement fut repoussé aux années 1950. Jusqu’en 1940, année de son enrôlement dans la Wehrmacht allemande, Lommel resta assistant de recherche à l’Institut de morphologie culturelle où il était depuis longtemps entré dans le cercle des « Frobénides ». Les étudiants et les employés de Frobenius qui s’identifiaient fortement à leur professeur ou patron, ainsi qu’à son institut, renforçaient leur sentiment d’unité par des rencontres régulières et ritualisées. Ils s’appelaient « Frobénides » et se reconnaissaient ainsi entre eux.

Guerre et après-guerre : la reconstruction du musée ethnologique de Munich

Durant la Seconde Guerre mondiale, Andreas Lommel stationna en France et en Russie, avant d’être envoyé dans l’Afrikakorps de Rommel. Il y servit quatre ans avant d’être fait prisonnier par les Anglais. Soucieux de ne pas rester sans rien faire en captivité, il fonda comme il disait lui-même une sorte « d’université » et enseigna l’anglais, le latin, le grec, l’italien mais aussi la littérature allemande et surtout juive à ses codétenus. Il leur transmit également des compétences manuelles et finit même par éditer une petite revue qu’il intitula Der Spiegel (Le miroir) [11]. Dans le camp se trouvait d’ailleurs un autre « Frobénide », un ancien camarade d’études et élève d’A. Jensen, Otto Zerries (1914–1999), auxiliaire de recherche à l’Institut de Francfort dans les années 1940-41 et assistant de recherche de 1947 à 1956 [12]. Bien qu’il fût libéré en 1945, Lommel se retrouva dans un premier temps à Wilton Park, dans un camp de rééducation anglais pour prisonniers de guerre allemands voués à s’engager de manière ciblée dans la reconstruction de l’Europe. De ce fait, Lommel ne rentra en Allemagne qu’en 1946.

Jusqu’à la fin septembre 1947, il occupa de nouveau un poste d’assistant scientifique à l’Institut de recherche de Francfort. Il retourna ensuite dans sa ville natale, Munich, où il travailla à la Bayrischer Rundfunk (radio bavaroise) avant de retrouver enfin et après tant d’années d’absence une place en tant qu’assistant de recherche dans le musée d’ethnologie alors en grande partie détruit et dont Heinrich Ubbelohde-Doering assurait l’intérim. H. Ubbelohde-Doering le chargea du rapatriement des collections déplacées pendant la guerre et de leur reconstitution. Avant d’entreprendre un dernier séjour de recherche au Pérou de 1952 à 1954, H. Ubbelohde-Doering fit d’Andreas Lommel son remplaçant officiel et le nomma directeur du département consacré aux mers du Sud. C’est ainsi que Lommel et sa femme Katharina Marr (1911–2004) [13], originaire de Hambourg, dessinatrice scientifique de l’Institut de Francfort et copiste expérimentée de fresques rupestres ayant fait partie de plusieurs expéditions Frobenius en Europe du Sud et en Afrique, s’attelèrent à l’immense tâche de reconstruction du musée dans une période d’après-guerre difficile, turbulente et pauvre en ressources financières. Le couple s’était rencontré à Francfort en 1937 et marié à Munich en septembre 1949. Katharina Marr-Lommel, qui travaillait au musée aux côtés de son mari en tant que dessinatrice et commissaire d’exposition, se rendit rapidement irremplaçable.

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Fig. 3

Katharina Marr dessinant des peintures rupestres dans la grotte d’Altamira, Espagne, 1936 ; par Martin Lippmann (‘Felsbildern in der Altamira-Höhle, Spanien, 1936.

Frobenius-Institut, Fotoarchiv, FoA 17–KB31–07 oder Felsbildarchiv FBA–B–E0018).

Un soutien inestimable fut apporté au couple par le diplomate et mécène Stefan P. Munsing (1915–1994), directeur du Central Collecting Point à Munich dans la Arcisstraße, le lieu de rassemblement des objets de collections soi-disant mises en lieu sûr durant la guerre, c’est-à-dire volées à l’étranger par les nationaux-socialistes. C’est là aussi que se tinrent les premières expositions d’après-guerre du Musée d’ethnologie de Munich. Plus tard, d’autres furent organisées dans la Münchener Amerikahaus (Maison des Amériques ) sur la Königsplatz que S. Munsing dirigeait depuis 1947. Plusieurs années devaient passer encore avant que le déménagement dans la Maximilianstraße et les nouveaux locaux du Musée national d’ethnologie – qui devait d’abord s’appeler Musée national de Bavière – n’ait enfin lieu. À son retour du Pérou, H. Ubbelohde-Döring put ainsi inaugurer l’exposition du couple Lommel sur « l’art asiatique », une des premières à se concentrer sur l’art extra-européen, dans les nouvelles salles de son musée. Dans les années qui suivirent, une série d’expositions thématiquement similaires, remarquées aussi bien à l’international qu’au niveau national, furent consacrées notamment à « L’artisanat d’art en Orient » (1949), « L’art de la région des mers du Sud » (1952) ou encore aux « Indiens d’Amazonie. L’art et l’artisanat des Indiens de la zone tropicale sud-américaine », exposition organisée quant à elle en 1960 au Musée national d’ethnologie de Munich alors rouvert. Deux ans plus tard se tint l’exposition « Motif et variation dans l’art de la zone circumpacifique », suivie par celles sur « L’art persan » en 1963, « L’artisanat traditionnel du Japon » en 1964, « L’art de l’Amérique ancienne » et « L’art bouddhique » en 1968 ou encore « L’art africain » en 1976.

Andreas Lommel élargit ensuite encore le spectre thématique des expositions en y incluant le chamanisme, la magie et les masques, thèmes qu’il aborda dans la droite lignée de Frobenius à travers l’analyse de l’origine, de la diffusion et de l’évolution de motifs picturaux et styles artistiques particuliers tels que celui de la spirale, de l’homme qui marche vu de profil ou encore de l’homme accroupi [14]. Ces études donnèrent lieu à des publications [15] traduites en plusieurs langues et à des catalogues d’exposition de grande qualité, conçus comme des « œuvres d’art bibliophiles » [16], qui permirent leur diffusion auprès d’un large public. Ce faisant, les études de Lommel se focalisèrent de plus en plus sur l’art rupestre australien. Dès 1954, le couple Lommel s’était en effet rendu dans la région du Kimberley dans le Nord-Ouest australien, pour une expédition de vingt mois, soutenue financièrement par la Deutsche Forschungsgemeinschaft – DFG (Fondation allemande pour la recherche), poursuivant ainsi le travail entrepris lors de l’expédition Frobenius dont avait fait partie Lommel en 1938-39 alors qu’il était encore étudiant.

Grâce à l’aide de la population indigène, Andreas et Katharina Lommel découvrirent des fresques inconnues jusque-là, avec des peintures et gravures, majoritairement des représentations de figures anthropomorphes, la plupart du temps sans bouche ni mâchoire et en partie repeintes et retracées dans un acte rituel, les Wandjina, esprits de la pluie et ancêtres du peuple aborigène impliqués dans la création du monde, que Katharina Marr Lommel documentait et reproduisait en taille réelle. L’actuelle collection munichoise de fresques rupestres, composée de 35 copies de peintures et de gravures rupestres préhistoriques d’Australie est le fruit de cette expédition. Elle fut présentée pour la première fois au public en 1959, au Musée d’ethnologie de Munich, dans le cadre de l’exposition très remarquée sur « L’art du cinquième continent » [17].

En 1957, Andreas Lommel succéda à H. Ubbelohde-Doering, une position qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1977. Même retraité, l’infatigable couple Lommel/Marr-Lommel continua à s’investir dans le musée, d’un point de vue scientifique et en tant que commissaires d’exposition. Leur dernière exposition commune eut lieu en 1989 et mit à nouveau l’accent sur l’art australien : « L’art de l’ancienne Australie ». On pouvait y revoir leurs travaux sur l’art rupestre mais aussi des objets de culte et d’usage courant utilisés par les aborigènes ainsi que des dessins et calques de gravures sur bois et d’objets ethnographiques de musées australiens réalisés par Katharina Marr en Australie en 1954-55. L’exposition s’enrichit en outre des photographies de fresques datant de l’expédition Frobenius de 1938-39, du matériel photographique et des documents sur l’art rupestre réunis par Agnes Schulz en 1955. Pour compléter l’exposition, A. et K. Lommel éditèrent un catalogue richement illustré [18]. Tout au long de leur vie professionnelle à Munich et y compris après leur départ à la retraite, les deux chercheurs maintinrent le contact avec l’Institut Frobenius. Toute leur vie, une profonde amitié les lia également à l’ethnologue hongrois et futur professeur à l’Université Louis-et-Maximilien de Munich László Vajda (1923–2010), un émigré originaire de Hongrie, qu’il avait fuie après l’insurrection de Budapest en 1956 et dont les Lommel s’étaient rapprochés à son arrivée en Allemagne.

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Fig. 4

Carte postale de Andreas Lommel et Katharina Marr-Lommel adressée aux Frobénides lors de leur traversée vers l’Australie, 17.12.1954.

Frobenius-Institut, Verwaltungsarchiv, Nachlass Adolf E. Jensen, AEJ 40-021.

En 1975, A. Lommel reçut l’ordre du mérite bavarois pour la science et l’art – le deuxième ordre le plus élevé de Bavière après l’Ordre bavarois de Maximilien – [19] pour ses nombreux succès et multiples accomplissements. Décédé à Munich le 9 janvier 2005, huit mois seulement après la mort de sa femme [20], il parvint à faire de l’ancien musée d’ethnologie (aujourd’hui renommé Musée des cinq continents), avec ses vastes et précieuses collections, non seulement une institution ethnologique extrêmement diversifiée mais aussi et surtout un « lieu d’exposition artistique » [21] pour le public.

Bibliographie

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Hardenberg, Roland, « Agnes Susanne Schulz (Leipzig 1892–1973 Capoliveri/Elba) », dans : Museum Giersch der Goethe-Universität, Francfort-sur-le-Main et Frobenius-Institut für Kulturanthropologische Forschung, Francfort-sur-le-Main (dir.), Frobenius – Die Kunst des Forschens, Petersberg, Michael Imhof Verlag, 2019, p. 232–239.

Huppertz, Josefine, « Andreas Lommel. Erforscher australischer Aborigines und Bewahrer bedeutender Felsmalereien. Zum 85. Geburtstag », dans : Geokultur. Beiträge zur Erforschung der geschichtlichen Dynamik, Waldeck, Siebenberg-Verlag, 1998, p. 3–29.

Ivanoff, Hélène, « Les ‘compagnons obscurs’ des expéditions de Leo Frobenius », Bérose - Encyclopédie internationale des histoires de l’anthropologie, Paris 2020.

Kuba, Richard, « The Expeditions of Leo Frobenius between Science and Politics : Nigeria 1910-1912 », Bérose - Encyclopédie internationale des histoires de l’anthropologie, Paris, 2020.

Kokot, Vincenz, Interviews with German Anthropologists, Short Portrait : Otto Zerries, 2012.

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Lommel, Andreas, Die Welt der frühen Jäger. Medizinmänner, Schamanen, Künstler, Munich, Callwey, 1965.

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Lommel, Andreas, Schamanen und Medizinmänner. Magie und Mystik früher Kulturen, Munich, Callwey, 1980.

Lommel, Andreas, Masken. Gesichter der Menschheit, Stuttgart, Parkland-Verlag, 1981.

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Lommel, Andreas et Marco Nardi, L’Arte dei primitivi dell‘ Australia e dei Mari del Sud, Florence, Sansoni, 1987.

Mowaljarlai, David et Jutta Malnic, Yorro Yorro, everything standing up alive. Spirit of the Kimberley, Kimberley, Broome, Magabala Books Aboriginal Corp, 1993.

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Stappert, Gisela, « Gerta Kleist (Erlangen 1911–1998 Francfort-sur-le-Main) », dans : Museum Giersch der Goethe-Universität, Francfort-sur-le-Main et Frobenius-Institut für Kulturanthropologische Forschung, Francfort-sur-le-Main (dir.), Frobenius – Die Kunst des Forschen, Petersberg, Michael Imhof Verlag, 2019, p. 176–187.

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Streck, Bernhard, Leo Frobenius – Afrikaforscher, Ethnologe, Abenteurer. Gründer, Gönner und Gelehrte : Biographienreihe der Goethe-Universität Francfort-sur-le-Main. Francfort-sur-le-Main, Societäts-Verlag, 2014.




[1Sur Frobenius, voir Heinrichs (1998), Ivanoff (2020), (2020), Streck (2014), Richard, 2020.

[2Müller (2006 : 295).

[3Lommel (2003:8).

[4Voir Franzen, Kohl et Recker (dir.) (2012 : 29f).

[5Sur Agnes Susanne Schulz, voir Hardenberg (2019).

[6sur Gerta Kleist, voir Stappert (2019).

[7Voir la note 4.

[8Lommel (2003 : 8–11).

[9Lommel (2003 : 12, 15ff.) ; sur David Mowaljarlai, voir aussi Mowaljarlai et Malnic (1993).

[10Lommel (2003:19–22) ; Müller (2006:296).

[11Lommel (2003:24f).

[12Lommel et Zerries devaient se retrouver plus tard au musée ethnographique de Munich, car Otto Zerries se rendit à Munich en 1956, comme Andreas Lommel auparavant, avant de partir en mission de recherche au Vénézuela avec le Sudaméricain Meinhard Schuster (né en 1930). À son retour, Otto Zerries fut nommé chef du département Amérique au Musée ethnographique de Munich, poste qu’il occupa jusqu’à sa retraite en 1979. Au cours de son mandat de près de 20 ans, il entreprit plusieurs expéditions en Amérique centrale et du Sud, notamment au Mexique, au Pérou et en Colombie. Otto Zerries termina son habilitation en 1961, grâce à laquelle il devint professeur à l’Université Louis-et-Maximilien.

[13Sur Katharina Marr, voir Stappert (2019 b) ; Lommel (2003:24f).

[14Müller (2006:297).

[15Voir par exemple Lommel (1966, 967, 1969, 1980,1981), Lommel et Nardi (1987).

[16Huppertz (1998:17).

[17Voir Lommel et Marr-Lommel (1959).

[18Voir Lommel et Marr-Lommel (1989).

[19Information fournie gracieusement par la Bayrische Staatskanzlei, 23/09/2020.

[20Voir la nécrologie de Katharina et Andreas Lommel de Claudius Müller, directeur du musée d’Ethnologie de Munich de 2001 à 2010 (2006).

[21Müller (2006:298).