Entre anthropologie et histoire, l’œuvre de Jean Cuisenier

André Burguière

EHESS

2020

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Burguière, André, 2020. « Entre anthropologie et histoire, l’œuvre de Jean Cuisenier », in BEROSE - International Encyclopaedia of the Histories of Anthropology, Paris.

URL BEROSE: article2028.html

Published as part of the topical dossier on Jean Cuisinier directed by Nicolas Adell (Université Jean-Jaurès, Toulouse) and Martine Segalen (Université Paris-Nanterre).

Plutôt structuraliste et sociologue à ses débuts, Jean Cuisenier s’est converti à une ethnologie de la France, visitée par l’histoire, en recueillant l’héritage matériel de Georges Henri Rivière, un Musée national des arts et traditions populaires flambant neuf, à la muséographie élégante et novatrice, mais aussi son héritage immatériel : une vision dynamique, nullement passéiste de la culture populaire.

Ma première rencontre avec Jean Cuisenier doit remonter à 1965, lorsqu’il était venu, avec Alain Besançon, parler au séminaire de François Furet et d’Emmanuel Le Roy Ladurie à la VIe section de l’EPHE que je suivais régulièrement. Tout jeune agrégé, désireux d’échapper à la somnolence intellectuelle de la salle des professeurs du lycée de Reims où je venais d’être nommé, j’étais enivré par l’ambiance crépitante de ce séminaire qui explorait les nouvelles manières de penser des sciences sociales. J’avais connu François Furet dans les milieux de gauche engagés contre la guerre d’Algérie. C’est lui qui m’avait poussé vers l’école des Annales et mis en rapport avec toute une génération de jeunes historiens qui ont constitué, on le constate aujourd’hui rétrospectivement, une relève particulièrement brillante.

Alain Besançon avait proposé à ce séminaire quelques pistes pour un usage historien du freudisme. Jean Cuisenier évoqua ses recherches sur les systèmes de parenté en Turquie et dans les Balkans qui s’inspiraient directement de l’anthropologie structurale de Claude Lévi-Strauss, alors au zénith de son rayonnement dans le monde intellectuel français. Mais il y ajoutait une présentation du contexte historique et une réflexion sur le changement social qui portaient l’empreinte de la sociologie de Raymond Aron et du Centre de sociologie européenne auquel il appartenait. Mon radar personnel de l’époque me faisait classer Claude Lévi-Strauss à gauche, et Raymond Aron à droite.

L’intelligentsia de gauche s’était alors entichée du premier, bien qu’il eût des mots très durs à son encontre. Elle dénonçait l’engagement à droite du second qui l’avait lui-même revendiqué dans L’Opium des intellectuels par ses attaques contre l’angélisme hypocrite des intellectuels de gauche. Les connotations politiques de ces choix intellectuels se sont progressivement effacées, mais Jean Cuisenier a conservé cette double allégeance scientifique dans sa conception et sa pratique de l’ethnologie. C’est ce qui fait son originalité. Il a toujours aimé les travaux de terrain pour mettre à l’épreuve ses positions théoriques, tout en recherchant dans le traitement des données une confirmation et une extension de l’état des connaissances de la discipline.

Je n’ai revu Jean Cuisenier que bien des années plus tard. Mais mon implication dans l’enquête pluridisciplinaire de Plozévet m’avait mis en contact avec plusieurs chercheurs qui ont fait partie ensuite de son équipe quand il s’est retrouvé à la tête du Musée des arts et traditions populaires. Au moment d’être engagé dans l’enquête de Plozévet [1], j’avais rencontré son prédécesseur à la tête du musée, Georges Henri Rivière. Je me dois d’évoquer cette figure originale de l’ethnologie française à propos de Jean Cuisenier, non seulement parce qu’il l’a précédé à la direction du Musée des arts et traditions populaires, mais parce que le musée flambant neuf, avenue du Mahatma Gandhi, dans le bois de Boulogne, dont héritait Jean Cuisenier avait été entièrement imaginé et planifié par Georges Henri Rivière, à longueur d’années, depuis qu’il avait été désigné en 1936 par Jean Zay, ministre de l’Éducation et des Beaux-Arts du gouvernement de Front populaire pour créer un tel musée, sur le conseil du grand ethnologue Paul Rivet.

Succéder à Georges Henri Rivière

Succéder à Georges Henri Rivière présentait des avantages et des inconvénients. Jean Cuisenier héritait d’un bâtiment, d’une collection d’objets et d’une muséographie entièrement prêts. Il n’avait plus qu’à tourner la clé. Mais il lui était difficile d’y ajouter ses propres idées. Il acceptait néanmoins d’autant plus facilement cet héritage qu’il était séduit par les intuitions de Georges Henri Rivière sur les métamorphoses et les survivances de la culture populaire. Il était prêt comme lui à ne pas s’enfermer dans la simple présentation des objets utilitaires ou décoratifs produits par le monde paysan, comme si les campagnes étaient les seuls conservatoires de la culture populaire, et à s’entourer d’une équipe de chercheurs chargés d’explorer la créativité et les traditions populaires aussi bien dans le monde rural qu’en milieu urbain.

Parmi les entreprises de recherche lancées par Georges Henri Rivière auxquelles Jean Cuisenier a participé, il faut citer l’enquête sur l’Aubrac. Cette recherche pluridisciplinaire dont la méthodologie était partiellement empruntée à l’enquête de Plozévet, mais avec un esprit plus nettement ethnographique, correspondait à une vision dynamique de la culture populaire où le génie intuitif de G. H. Rivière pouvait aisément rencontrer l’esprit scientifique de Jean Cuisenier.

Jean Cuisenier avait mené, dans le cadre de la RCP Aubrac, une recherche sur la crise ou la survie de l’économie agricole avec une équipe de sociologues et d’économistes dont les conclusions étaient plutôt pessimistes. Cette agriculture de moyenne montagne était, selon eux, vouée au dépérissement car incapable de s’adapter aux nouvelles exigences des marchés. D’autres recherches plus ethnographiques, effectuées par des équipes du musée, sur l’artisanat et les savoir-faire paysans, avaient souligné au contraire la capacité d’adaptation d’une région agricole qui savait promouvoir ses productions en s’appuyant sur une émigration saisonnière ou durable vers les grandes villes qui ne renonçait jamais au retour. L’évolution ultérieure de la région a donné raison à l’attention portée par les ethnologues aux traits spécifiques de la culture aubracienne. Elle a contredit l’usage un peu « ouvre-boîte » du concept de modernisation utilisé par les sociologues de l’équipe de Jean Cuisenier. L’économie agropastorale de l’Aubrac ne s’est nullement effondrée et la chambre d’agriculture de l’Aveyron est devenue l’une des plus dynamiques de France.

Découvrir qu’on s’est trompé est souvent plus enrichissant que constater qu’on avait vu juste. Choisi pour succéder à Georges Henri Rivière par une décision gouvernementale venue d’en haut, Jean Cuisenier a eu le souci de respecter l’immense travail de son prédécesseur. Les premières réactions de la presse et du public avaient été très favorables. On saluait la qualité architecturale, nullement passéiste, du bâtiment et l’élégance très novatrice de la muséographie conçue par Georges Henri Rivière. Parmi les enquêtes lancées par ce dernier, Jean Cuisenier a choisi de faire publier les travaux du « chantier de recherche » sur l’architecture rurale : les relevés architecturaux de 1 500 maisons rurales effectués de1942 et 1945 ont été regroupés par régions en 14 volumes dont l’édition commentée a été confiée à une équipe d’ethnologues (dont lui-même) et d’historiens réputés.

Outre son intérêt documentaire pour un inventaire des traditions et des formes régionales du bâti, une telle publication familiarisait Jean Cuisenier avec l’étude des savoir-faire, particulièrement fouillée dans cette enquête, par quoi l‘ethnographie reprenait contact avec le présent pour se déprendre d’une vision intemporelle et purement paysanne de la culture populaire. Son attirance passée pour le structuralisme pouvait le conduire à se contenter d’une analyse des formes architecturales purement… formelle. Mais en demandant aux auteurs de commenter une photographie de l’habitat rural français saisie quarante ans plus tôt, ce corpus permettait de prendre la mesure des bouleversements qui avaient affecté les campagnes françaises ; des bouleversements comme le monde rural n’en avait pas connus depuis le XVIIIe siècle voire depuis le XIIIe siècle. Prendre en compte ces bouleversements, c’était réintroduire la pensée historique au cœur de l’ethnologie.

Ethnologie française : une revue de dialogue entre ethnologues et historiens

Pour doter ces publications d’une meilleure visibilité scientifique, et mieux faire connaître le travail des centres de recherche associés au musée, Jean Cuisenier a fondé une nouvelle revue, Ethnologie française, qui s’est imposée très vite en France comme à l’étranger comme une des meilleures revues d’ethnologie. La revue tournait le dos à la tradition folkloriste qui avait longtemps véhiculé, même chez les ethnographes les plus inspirés, le mythe d’un savoir populaire immémorial, héritier de la culture celtique, réfugié et conservé dans le monde paysan. Soutenu par la nouvelle génération des chercheurs investis dans l’ethnologie, Jean Cuisenier a privilégié l’étude des caractères originaux mais aussi des mutations de la culture populaire ; dans ses dimensions rurales mais aussi urbaines, paysannes, mais aussi ouvrières.

Le fait que l’industrialisation et l’exode rural, étalés sur un bon siècle du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, se soient réalisés plus lentement et plus progressivement en France que dans les grands pays voisins comme l’Angleterre ou l’Allemagne, a permis une interpénétration des apports ruraux et urbains dans la culture populaire. Chaque nouvelle vague d’immigration issue des campagnes réactivait les racines rurales de la culture ouvrière en France. Cette culture paysanne qui colonise les banlieues des grandes agglomérations urbaines en expansion ne vient pas du fond des ans. Elle s’est épanouie au XIXe siècle qui a été dans toute l’Europe, on l’oublie souvent, le plus grand siècle de la culture paysanne depuis le réveil rural des XIe et XIIe siècles, moment où les campagnes qui se libèrent enfin des famines et des épidémies périodiques tout en poursuivant leur croissance démographique, connaissent un premier et timide accès au bien-être.

Pour prendre en compte cette dynamique de la culture populaire, il fallait ajouter au déchiffrage ethnologique le poids du raisonnement historique. Jean Cuisenier l’a recherché de deux façons : d’abord tout simplement en faisant entrer des historiens dans le comité de rédaction de la revue. Il a sollicité successivement Maurice Agulhon, Alain Corbin, Jean-Pierre Peter et moi-même. Est-ce l’intérêt que j’ai pris aux tâches de la revue ou une certaine inertie de nature qui m’empêche de savoir quitter une responsabilité que l’on m’a confiée ? Je suis, parmi ces historiens, celui qui est resté le plus longtemps au comité de rédaction d’Ethnologie française. J’ai voulu honorer la confiance que Jean Cuisenier m’avait témoignée en me demandant de participer au comité de rédaction de la revue. Et lorsque Martine Segalen lui a succédé, j’ai accepté, à la demande de celle-ci, de prolonger ma présence au comité. Il m’était difficile de refuser ma collaboration à une amie avec laquelle je travaillais depuis longtemps, en particulier pour l’Histoire de la Famille que nous avions co-dirigée avec Christiane Klapisch et Françoise Zonabend.

La présence d’historiens au comité de rédaction a moins contribué à rendre la pensée historique présente dans la revue qu’une autre initiative de Jean Cuisenier : celle d’ouvrir la revue à l’ethnologie des autres pays européens. Paraphrasant Marc Bloch, on pourrait dire qu’Ethnologie française devenait dans son esprit « l’Ethnologie de la France dans le cadre de l’Ethnologie de l’Europe ». Pour souligner cette ouverture, il a convaincu le comité de rédaction de consacrer chaque année un numéro à l’exploration ethnologique d’un autre pays européen qui serait confiée à des chercheurs du pays concerné. J’ai beaucoup aimé ce choix et dans les tâches qui étaient proposées au sein du comité, j’ai accepté de préférence le suivi et la relecture de ces numéros « étrangers ».

La réflexion historique y était naturellement présente. Car pour désigner les traits que révèle une approche ethnologique de leur propre pays, les auteurs devaient se concentrer sur ses caractères particuliers qui le distinguent des autres pays. Si l’on renonce à considérer qu’elles sont tombées du ciel, ces particularités doivent être attribuées au parcours suivi par le pays concerné, c’est-à-dire à son histoire. Qu’elle soit purement imaginaire ou qu’elle ait des fondements objectifs, cette histoire est en général un mélange des deux : ce qu’on appelle l’identité nationale est la somme des traits qui distinguent une nation de ses voisines. La dimension historique était donc présente dans chacun des numéros d’Ethnologie française consacrés à l’ethnologie d’un autre pays européen pour marquer les choix et les tournants culturels qui ont fabriqué son identité, c’est-à-dire sa différence.

Une pensée ethnologique et historienne à l’épreuve du terrain bulgare

Les ouvrages importants qui ont rythmé la dernière partie de la vie scientifique de Jean Cuisenier, illustrent de façon éclatante l’alliance de sa pensée ethnologique avec la réflexion historique, comme s’il avait dû attendre d’être libéré de ses responsabilités administratives pour accepter sans réserve ce mariage. Les Noces de Marko, le rite et le mythe en pays bulgare qu’il publie en 1998 renoue avec ses premiers travaux de terrain sur les Balkans. La réflexion sur le rituel et le légendaire qui a accompagné tout son itinéraire d’ethnologue s’associe ici à une réflexion sur les usages politiques de la culture populaire. Dans la Bulgarie communiste, le nouveau pouvoir a encouragé les travaux de la vieille ethnographie folkloriste centrée sur l’étude de la culture paysanne au détriment d’une ethnologie plus en phase avec les sciences sociales (considérées comme trop « occidentales »), parce qu’il voyait dans l’imaginaire paysan le réceptacle à la fois d’une conscience populaire et d’une conscience nationale.

Pour forger cette conscience nationale, le régime communiste bulgare avait pensé qu’il fallait effacer des mémoires et des habitudes les particularismes religieux et linguistiques qui imprégnaient les comportements quotidiens. Ces particularismes faisaient de la Bulgarie et plus largement des Balkans une mosaïque de cultures hétérogènes, enracinées depuis longtemps. Il a cru pouvoir l’obtenir en effaçant l’empreinte turque, donc musulmane, que le pouvoir ottoman avait surimposée aux patronymes et aux prénoms, alors que le royaume de Bulgarie s’était borné à marquer la fin de la domination turque en ajoutant une simple terminaison en ov et ova aux patronymes : Un Halil Osman Souleïman pour les siens devenait Souleimanov pour l’administration.

Dans la Bulgarie communiste, Halil Osman Souleïman devint d’autorité Aliocha Gentchev par les soins de la police qui attribuait au hasard un nouveau nom et un nouveau prénom à consonance slave pris sur une liste officielle. Jean Cuisenier a bien décrit la façon dont les cérémonies paysannes, remises à l’honneur par le pouvoir communiste, avaient réveillé les anciennes pratiques et permis la reconquête d’une autonomie culturelle qui échappait au contrôle de l’État. À la chute du communisme, les bulgares musulmans se sont empressés de récupérer les appellations originelles qui désignaient leur appartenance religieuse, parce que ce sont elles et non l’appartenance nationale qui fondaient leur identité.

L’État national était trop récent et avait été trop perturbé au cours de sa genèse pour avoir pu prendre la place des autres ressorts d’identité. La religion restait un marqueur primordial. L’inachèvement de l’intégration nationale révélé par l’effondrement du communisme a pris un tour dramatique dans les Balkans, en particulier dans l’ex-Yougoslavie où il a conduit les peuples à s’entretuer. En Bulgarie, les affrontements ont été moins sanglants. Mais les tensions qui sont apparues après la chute du communisme ont révélé l’incapacité de l’État national à jouer pleinement son rôle de fédérateur des identités

Loin de le handicaper pour l’étude du cas français auquel Ethnologie française était censée se consacrer en priorité, l’expérience d’un autre terrain européen a permis à Jean Cuisenier d’exiger des travaux publiés dans la revue une approche plus résolument scientifique en privilégiant ceux qui mettaient en avant les traits de singularité du caractère national au lieu de postuler son universalité. Chaque nation est singulière. Mais cette singularité est la chose du monde la mieux partagée.

La Nation n’est pas le produit d’un système culturel tombé du ciel mais d’un parcours historique particulier qui a permis de transcender les conflits et les dissemblances hérités. Dans un débat avec l’historien Maurice Agulhon [2], Jean Cuisenier avait souligné le rôle intégrateur et pacificateur de l’idéal démocratique à la française, à la fois laïc et républicain. Il n’interdit pas les pratiques et les croyances religieuses, mais n’en privilégie aucune. Du coup, elles deviennent une composante secondaire et non primordiale de l’identité qui doit céder la priorité à l’identité nationale, voulue et garantie par l’État.

On pourrait ajouter, comme un hommage à l’interpénétration du raisonnement ethnologique et du raisonnement historique, que cette proposition elle-même ne résiste pas complétement à l’épreuve des changements historiques. La capacité intégratrice de l’affiliation nationale, dans un régime démocratique comme celui de la république française, avait pu être provisoirement mise à l’épreuve par l’irrédentisme culturel de certaines vagues d’immigration. Ce fut le cas pour l’identité religieuse irréductible affichée après la Première Guerre mondiale par l’immigration polonaise, très attachée à ses prêtres et à une éducation catholique.

J’avoue une prédilection particulière dans cette période ultime et particulièrement créatrice de son œuvre pour Le Périple d’Ulysse. On pourrait y voir un caprice de chercheur. Jean Cuisenier, passionné de navigation à voile, a obtenu le soutien du CNRS pour monter une expédition scientifique sur le modèle des expéditions de la Révolution et de l’Empire : refaire « au vrai » le parcours d’Ulysse en Méditerranée en identifiant tous les lieux évoqués par Homère. Plusieurs hellénistes avaient tenté l’entreprise. Mais il s’agissait pour eux avant tout de vérifier l’existence des lieux cités par le poète. On se souvient en particulier de l’œuvre de Victor Bérard qui avait parcouru la Méditerranée sur des bateaux de plaisance pour confirmer l’existence des îles et des rivages décrits dans l’Odyssée. Jean Cuisenier, qui naviguait sur un voilier doté de tout l’équipement moderne (sonar, etc.), n’aspirait pas à retrouver le confort rudimentaire d’une embarcation antique, mais les conditions de la navigation elle-même et avant tout le régime des vents. Il s’agit d’une rencontre anthropologique tout à fait originale entre le passé et le présent. Notre ethnologue-navigateur ne cherchait pas à ressusciter un passé imaginé mais à retrouver dans le régime des vents et des courants de la Méditerranée, fondamental encore aujourd’hui pour la navigation à voile, de quoi nourrir une expérience qui fait renaître le passé.




[1André Burguière, Bretons de Plozévet, Paris, Flammarion, 1975,

[2Maurice Agulhon et Jean Cuisenier, « Libre dialogue sur nos identités et la citoyenneté », Ethnologie française, 1997, 3 : 314-328.