Quellien, Narcisse (1848-1902)

Né le 27 juin 1848 à La Roche-Derrien (Côtes-d’Armor), Narcisse Quellien arrive à Paris en 1875 où il participe au cénacle des « Vivants » qui réunit Jean Richepin, Paul Bourget, Maurice Bouchor, Raoul Ponchon, Gabriel Vicaire, etc. Il fréquente aussi le Cercle des « Hydropathes », mouvement anticonformiste - et anti-parnassien créé en 1878 par Emile Goudeau dont le secrétaire est un temps un certain Sarbel, inversion du nom Lebras : c’est-à-dire Anatole Le Braz. Proche d’Ernest Renan, qui, en 1880, préface Annaïk - poésies bretonnes, il obtient par son entremise un poste aux archives du ministère des Affaires étrangères. Il est l’un des organisateurs et animateur des Dîners celtiques qu’il avait contribué à fonder. Il est également l’un des premiers adhérents de la Société des traditions populaires. Bénéficiant en 1880 d’une mission officielle, il effectue des collectes de chants en Basse-Bretagne qu’il publie en 1889 sous le titre de Chansons et danses des Bretons. Ce sera l’occasion d’une vive critique de Luzel dans Mélusine (1889, col. 471-472). On lui doit aussi en 1898, Contes et nouvelles du pays de Tréguier dans la collection « Littératures populaires de toutes les nations », mais ce sont de simples récits littéraires sur des thèmes légendaires. Il publiera également des articles sur l’argot des chiffonniers et des couvreurs de la Roche-Derrien et de ses environs. Il meurt accidentellement, à Paris, le 13 mars 1902.

Auteur : F. Postic - MAJ : janvier 2016.