"Mémoires d’un Breton de Paris"

Retranscrits par Nadine Boillon et présentés par Claudie Voisenat

Paul Sébillot

1913-1914

Référence complète

Paul Sébillot, 1913-1914. "Mémoires d’un breton de Paris", Le Breton de Paris, journal hebdomadaire paraissant le dimanche, organe des intérêts bretons. Feuilleton hebdomadaire publié du 7 décembre 1913 au 2 août 1914.

Du 7 décembre 1913 au 2 août 1914, Sébillot publie ses mémoires, sous forme de feuilleton hebdomadaire, dans un journal d’originaires Le Breton de Paris. La publication fut interrompue par la guerre et le manuscrit jamais retrouvé.
C’est sans doute à cause de la querelle qui l’opposa à Henri Gaidoz à propos de son rôle dans l’émergence du mouvement des traditions populaires, que Paul Sébillot décida de rédiger ses mémoires. Il l’annonce en février 1913 dans un article de la Revue des traditions populaires, "Notes pour servir à l’histoire du folklore" : « Mais il y a quelques années j’ai entrepris, à la prière de mes enfants, de rédiger mes Mémoires, ce que j’ai fait non seulement d’après mes souvenirs, mais à l’aide de ma correspondance, de mes notes et de documents imprimés ; j’ai été amené à y raconter les étapes de mes études folkloriques, depuis mes premiers essais jusqu’à l’époque où le Folk-Lore devint mon principal objectif. C’est à ce chapitre, inédit, que j’emprunte, en la réduisant aux parties essentielles, cette petite histoire de mes débuts » (RTP, tome XXVIII, n°2, février 1913 : 51).
Or ces mémoires ne sont pas resté longtemps inédits. Dès la fin de l’année 1913, Sébillot trouve à les publier, sous forme de feuilleton dans un journal d’originaires Le Breton de Paris, publication annoncée dans un encart de la RTP. Ces « Mémoires d’un breton de Paris » seront publiés, hebdomadairement, chaque dimanche, du 7 décembre 1913 au 2 août 1914. La mobilisation générale interrompt alors le journal et leur publication. A la fin de la guerre, le journal reparaîtra mais sans les Mémoires. Sébillot est mort entretemps, au mois d’avril 1918.
Il a été impossible à ce jour de retrouver trace du manuscrit ce qui est très regrettable. Les chapitres publiés, et qui sont ici retranscrits, ne concernent que les années d’enfance, d’adolescence et les débuts de son activité de peintre. Nous n’y trouvons donc rien ni sur ses débuts de folkloriste (qu’il a résumés dans les deux articles du tome XXVIII de la RTP), ni sur ses activités politiques, ni a fortiori sur des périodes ultérieures de sa vie, lorsqu’il devient chef de cabinet au Ministère des travaux publics ou lorsque son activité de folkloriste bat son plein. Or ces mémoires le sont au sens propre du terme. Ils nous apprennent peu de choses sur la vie privée de Sébillot. Il n’y dira rien de son mariage par exemple ou de la naissance de ses enfants. Mais il y décrit dans le détail les événements qu’il a vécus et les personnages qu’il a été amené à rencontrer. Le portrait qu’il nous donne à découvrir n’est donc pas le sien, mais celui de la notabilité de province tout d’abord, des milieux artistiques parisiens ensuite. On imagine sans peine l’intérêt qu’il y aurait eu à disposer des mêmes informations concernant la sociabilité érudite des milieux folkloristes de la fin du XIXe siècle dont il a été l’infatigable animateur.

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Mémoires d’un Breton de Paris - Pdf

Origine/Localisation de la ressource

Bérose