• Autres formes du nom :
    — Barz Breiz (pseudonyme)
    — Barz Kervarker (pseudonyme)
    — Kermarker (pseudonyme)
    — Kervarker (pseudonyme)
    — La Villemarqué, Hersart de
    — La Villemarqué, Théodore de
    — La Villemarqué, Théodore-Claude-Henri Hersart (vicomte de)
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    La Villemarqué, Théodore Hersart (1815-1895 ; vicomte de)

    • Autres formes du nom :
      — Barz Breiz (pseudonyme)
      — Barz Kervarker (pseudonyme)
      — Kermarker (pseudonyme)
      — Kervarker (pseudonyme)
      — La Villemarqué, Hersart de
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    • Autres formes du nom :
      — Barz Breiz (pseudonyme)
      — Barz Kervarker (pseudonyme)
      — Kermarker (pseudonyme)
      — Kervarker (pseudonyme)
      — La Villemarqué, Hersart de
      — La Villemarqué, Théodore de
      — La Villemarqué, Théodore-Claude-Henri Hersart (vicomte de)

    Né à Quimperlé, Théodore Hersart de la Villemarqué fait ses études aux collèges de Saint-Anne-d’Auray, de Guérande et de Nantes. Il obtient un baccalauréat ès lettres en 1833 et « monte » à Paris, bien décidé à s’y faire une place dans le monde littéraire. Il s’inscrit comme auditeur libre à l’École des chartes. Dès 1833, La Villemarqué note sur des carnets des chants et, persuadé que les gwerzioù (chants à caractère historique très présents en Bretagne) permettent encore de retracer une histoire de la Bretagne dont on ne fait que peu de cas dans l’histoire générale de la France, il a très vite l’idée de rassembler ses collectes en un recueil.
    Appuyé par des personnalités telles que Claude Fauriel ou Augustin Thierry, le travail de La Villemarqué soulève toutefois quelques interrogations, notamment de la part de Charles Nodier qui craint d’avoir affaire à un nouveau Mac Pherson, et entraîne le refus du Comité des Travaux historiques de cautionner le recueil. En 1839, le Barzaz-Breiz paraît donc à compte d’auteur. L’écho est généralement favorable tant en France qu’à l’étranger et l’ouvrage est rapidement traduit en différentes langues. Encouragé, La Villemarqué propose en 1845 une édition remaniée, puis une troisième en 1867. Très intéressé par l’histoire et la littérature des pays celtiques, et tout particulièrement du pays de Galles, il s’y est rendu en 1838 à la tête d’une délégation bretonne pour participer à l’eisteddfod, (fête littéraire, musicale et bardique) d’Abergavenny où lui-même est intronisé barde sous le nom de « Barz Nizon ». Il devient une référence en ce domaine, multipliant articles et ouvrages. Si quelques voix s’interrogent sur le sérieux de ses travaux, ceux-ci lui assurent un renom tant en France qu’à l’étranger et, en 1858, il est brillamment élu à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Mais, devant le succès du Barzaz-Breiz et la controverse qu’il suscite à partir de 1867, les autres ouvrages de La Villemarqué sont aujourd’hui quelque peu oubliés : Les Bardes Bretons, poèmes du VIe siècle, Les Romans de la Table ronde et les contes des anciens Bretons, Myrdhinn ou l’Enchanteur Merlin, La Légende celtique ou la poésie des cloîtres, Le Grand Mystère de Jésus. La Villemarqué s’intéresse également à l’archéologie, à l’histoire, et participe activement au développement de l’Association Bretonne dont il dirigera la classe d’archéologie, à celui de la Société Archéologique du Finistère, qu’il présidera de 1876 à sa mort, en 1895. Il s’investit par ailleurs très tôt dans les Conférences Saint-Vincent de Paul, fondées par son ami Frédéric Ozanam, et s’essaiera fugitivement à la politique en se présentant sans succès aux élections de 1849.
    Il meurt à Quimperlé le 8 décembre 1895.

    Auteur : F. Postic - MAJ : janvier 2016.


    Sources


    — François Gourvil, Théodore-Claude-Henri Hersart de la Villemarqué (1815-1895) et le Barzaz-Breiz, Rennes, Oberthur, 1960.
    — Donatien Laurent, Aux sources du Barzza Breiz. La mémoire d’un peuple, Douarnenez, Ar Men-Le Chasse-Marée, 1989.


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