Ernault, Émile (1852-1938)

  • Autres formes du nom :
    — Ernault, Emil
    — Ernault, Émile-Jean-Marie
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    — Ernault, Emil
    — Ernault, Émile-Jean-Marie

Né le 24 juillet 1852 à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Émile Ernault (1852-1938) est un proche de La Villemarqué avec lequel il échange une abondante correspondance, mais il est également en lien étroit avec Gaidoz et d’Arbois de Jubainville dont il a suivi les enseignements au Collège de France et à l’École des hautes études. Il sera même un temps le secrétaire de d’Arbois de Jubainville. Membre de la Société de Linguistique, il en est l’administrateur de 1882 à 1884, date à laquelle il est nommé maître de conférences à l’université de Poitiers, puis professeur de littérature grecque ancienne, poste qu’il occupera jusqu’à sa retraite. En 1886, il soutient sa thèse de linguistique. Spécialiste du Vannetais, il publie de nombreux articles et transcriptions dans Mélusine (dont une série sur les proverbes et dictons bretons sous forme de lexique) et dans la Revue celtique pour laquelle, avec Joseph Loth, il seconde d’Arbois de Jubainville. Il collabore également à diverses publications bretonnes (Fureteur Breton, Annales de Bretagne, Revue Morbihannaise) et a laissé une œuvre poétique publiée sous le pseudonyme de « Barz ar Gouët » (« barde du Gouët », du nom d’une rivière qui se jette dans la Manche à Saint-Brieuc). Membre actif de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord, il meurt à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) le 6 janvier 1938.

Auteur : F. Postic - MAJ : janvier 2016.


Sources


— Joseph Vendryes, Notice nécrologique, Études celtiques, vol. III, 1938, p. 215-217.
— Henri Gaidoz, « Biographie », Mélusine, tome 11, 1910-1912, col. 196-198.